Spas, cultiver le bien-être
Des thermes romains aux spas contemporains, la culture du bien-être n’a eu de cesse de se réinventer au fil des siècles et des usages. Espaces de détente, de sociabilité, lieux liés à l’hygiène et aux soins, dès l’origine la fonction des bains est autant sociale que thérapeutique. Le spa, tel qu’il se définit aujourd’hui, résulte d’une évolution récente de ces différents usages opérant une fusion entre les cultures (hammam, sauna, bain japonais) et faisant le choix d’une approche holistique de l’expérience. Au cœur de cette expérience, l’architecture occupe une place déterminante participant au ressenti d’une typologie d’espaces dans lesquels la perception sensorielle domine. En ville ou dans un lieu de villégiature, dans un contexte résidentiel ou hôtelier, à bord d’un yacht, le spa est devenu le refuge ultime du monde contemporain offrant détente, déconnexion, sérénité et retour à soi. Dans cet exercice exigeant qui réclame sensibilité et mesure, le Studio Liaigre a fait la démonstration d’une approche toute en subtilité.
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Des thermes romains aux spas contemporains, la culture du bien-être n’a eu de cesse de se réinventer au fil des siècles et des usages. Espaces de détente, de sociabilité, lieux liés à l’hygiène et aux soins, dès l’origine la fonction des bains est autant sociale que thérapeutique. Le spa, tel qu’il se définit aujourd’hui, résulte d’une évolution récente de ces différents usages opérant une fusion entre les cultures (hammam, sauna, bain japonais) et faisant le choix d’une approche holistique de l’expérience. Au cœur de cette expérience, l’architecture occupe une place déterminante participant au ressenti d’une typologie d’espaces dans lesquels la perception sensorielle domine. En ville ou dans un lieu de villégiature, dans un contexte résidentiel ou hôtelier, à bord d’un yacht, le spa est devenu le refuge ultime du monde contemporain offrant détente, déconnexion, sérénité et retour à soi. Dans cet exercice exigeant qui réclame sensibilité et mesure, le Studio Liaigre a fait la démonstration d’une approche toute en subtilité.
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C’est l’Antiquité romaine qui invente le concept de ce que nous nommons aujourd’hui le spa, tant au sens architectural que social. Lieux de détente et de sociabilité, les thermes romains sont des espaces organisés selon leurs différentes fonctionnalités : caldarium (bains de vapeur et eau chaude), tepidarium (salle de détente), frigidarium (bains d’eau froide), au sein desquels les romains les plus aisés peuvent accéder à des soins ( massages, huiles parfumées). Les Grecs installent des bains dans les gymnases et les sanctuaires, tandis qu’en Egypte et en Orient se développent les usages rituels et médicinaux de l’eau. Les grands thermes construits par les romains, disparaissent après la chute de l’Empire, l’Eglise considérant que les bains publics favorisent la promiscuité et les infections. Seuls les bains chauds alimentés par des sources thermales persistent en Europe centrale (Hongrie, Bohême) durant la période médiévale. À partir du XVe siècle et jusqu’au XIXe, on renoue peu à peu avec l’héritage culturel romain, l’eau devient une thérapie préconisée par les médecins et “prendre les eaux” s’impose comme un usage que le XIXe siècle va entériner en construisant dans les villes thermales des établissements de bains et des hôtels luxueux. Ces villes d’eau deviennent des rendez-vous mondains, rassemblant têtes couronnées et grande bourgeoisie de l’industrie et de la finance, anticipant sur un tourisme d’exception qui ne cesse de se développer actuellement.
L’histoire de l’architecture des bains nous documente sur la manière dont chaque époque conçoit le corps, l’espace et les interactions sociales. Mais cette architecture est également marquée au fil du temps par le vocabulaire stylistique qui s’y inscrit dans un rapport d’équilibre entre fonctionnalité et esthétique. Marqués par les principes de l’architecture impériale, les thermes romains sont construits le plus souvent selon des plans axiaux et symétriques, ils sont parfois dotés de voûtes monumentales et de dômes et témoignent d’une approche sophistiquée des relations entre l’eau, la lumière et les matériaux. Le parcours des thermes est pensé comme un rituel se déroulant le long d’une succession de salles (caldarium, tepidarium, frigidarium) ces dernières étant souvent ornées de mosaïques, de
revêtements de marbre et de sculptures. Ce sont les thermes romains qui constituent la matrice du spa moderne en tant qu’architecture scénographiée et dédiée au bien-être. La période qui suit, en particulier le moyen-âge, affirme une sobriété en rapport avec une conception avant tout utilitaire de ce type d’espace. Celui-ci est clos et plus introspectif, à l’image de la cellule monastique ; la lumière tamisée y est atténuée et se veut presque mystique, la transition entre les pièces est douce. Là encore on peut mesurer l’influence de ce type d’approche sur l’aménagement des spas contemporains dans l’idéal d’une esthétique évoquant le calme et une certaine retenue.
Le XIXe siècle va s’exprimer de manière radicalement différente, les bains devenant de haut lieux d’un théâtre social. Dans les villes d’eaux, les bains sont intégrés dans de grands complexes architecturaux à proximité de luxueux hôtels, et prendre les eaux relève à la fois de la mondanité et du bien-être. Le XXe siècle se préoccupe de l’hygiène et de la santé, les bains publics se démocratisent, tandis que les stations thermales conservent leur lustre. Les établissements de bains comme les palaces suivent les grandes tendances architecturales de l’art Nouveau dans les premières années du siècle, puis celles du Modernisme dans les années 1920-1930. Entretenir son corps et cultiver son bien-être deviennent une sorte de manifeste de la modernité. L’après-guerre est encore marqué par le fonctionnalisme dicté par les approches modernes du Bauhaus et du Modernisme international. Les spas sont des lieux pragmatiques on y apprécie la lumière naturelle, les matériaux contemporains verre, acier, béton dans un esprit valorisant l’hygiène et la santé. Dans les années 1990, ces espaces connaissent un nouvel essor marqué par les expériences de voyages : celles des hammams, saunas, bains japonais. Et de nouveau, on cherche à faire de ces moments de repos et de soin une expérience sensorielle plus globale. Architecture, matériaux, travail sur la lumière, le spa de la fin du XXe siècle et du début du XXIe procède d’une conception sensible d’un espace qui se définit comme offrant une parenthèse de sérénité et de calme, au-delà même des questions de soin. Le spa contemporain est un espace pensé pour rétablir l’équilibre entre le corps et l’esprit.
Dans une esthétique de la retenue devenue un élément de langage caractéristique de son style, le Studio de création Liaigre projette l’ensemble de ses valeurs dans les différents Spas et espaces dédiés au bien-être qu’il réalise. Cette partition architecturale prend le plus souvent forme dans des résidences privées, qu’elles soient habitations permanentes ou villégiatures aux quatre coins du monde, des capitales aux environnements naturels d’exception, ainsi de Münich à Saint-Moritz, de Niseko à Londres ou à bord du Yacht Cloudbreak Liaigre développe un vocabulaire exprimant sa conception unique du luxe. Chacun de ces espaces comprenant piscine, sauna, salle de détente ou salle de sport, est lié à un contexte (notamment géographique), à un usage (familial, amical et aux habitudes des propriétaires. Fil rouge de ces différentes propositions l’attention portée à un registre de matériaux nobles éléments d’une narration ou d’une identité : marbres veinés, granit, travertin, essences de bois aux nuances profondes, métal patiné, Liaigre conçoit le Spa comme un paysage intérieur convoquant les sens et invitant au repos. La lumière occupe un rôle majeur dans le ressenti des utilisateurs, elle est le plus souvent travaillée en douceur, avec la subtilité qui sied au sentiment de quiétude que doit procurer ce type d’espace.
Refuge confortable, cocon, en plein cœur de la ville, à la montagne ou ailleurs le Spa offre un temps suspendu. Chaque pièce : entrée, vestiaire, hammam, sauna, piscine, salle de massage, salle de sport, s’affirme comme l’une des séquences d’un rituel, durant lequel chacun redevient maître de son temps et d’un imaginaire qui échappe au réel ou du moins au quotidien. Dans l’aménagement de ces espaces, Liaigre exprime certaines de ses fascinations esthétiques : celle du Japon, mais aussi celle de la nature qui se reflète dans un choix de matériaux qui tous ramènent au paysage. Mais Liaigre y affirme également ses convictions vis-à-vis du ressenti : matériaux tactiles, harmonie des proportions, réflexion sur les relations entre corps et architecture, déplacements dans l’espace, confort visuel mais aussi sonore. Cette sophistication absolue s’exprime le plus subtilement du monde, dans un langage sans ostentation, un silence luxueux qui a fait de Liaigre le partenaire d’une clientèle exigeante.
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